Maladies de voyage, des risques sous-estimés ?

Maladies de voyage, des risques sous-estimés ?

08.07.2016

Le virus Zika a récemment fait trembler la planète avant de quitter la une des médias. Pourtant les maladies tropicales méritent toute l’attention des voyageurs qui, sans tomber dans la psychose, peuvent limiter les risques encourus grâce à l’aide du corps médical et à une dose de bon sens.

Au cours d’un séjour à l’étranger, le voyageur se trouve plongé dans un contexte épidémiologique auquel son organisme n’est pas naturellement adapté. Par le simple fait de manger, de boire, de côtoyer les habitants, il peut déclencher des pathologies et des maladies infectieuses pas toujours bénignes. Les personnes les plus vulnérables se révèlent, comme souvent, les enfants en bas âge, les femmes enceintes, les seniors et certains patients souffrant de maladies chroniques. Les précautions sont à prendre sur place et la prévention à ne pas oublier lors des préparatifs.


Hépatite A, typhoïde…, paludisme, fièvre jaune… rage, dengue... Les maladies de voyage ne se limitent pas toujours à quelques troubles digestifs ou cutanés.


Rencontre avec le Dr Philippe Poujol Centre Médical de l’Institut Pasteur Centre de vaccinations internationales pour les voyageurs, centre de consultations médicales spécialisé en maladies infectieuses et tropicales, centre antirabique.


Pourquoi avons-nous tendance à sous-estimer les risques sanitaires ?

En effet, les voyageurs ont souvent peu conscience des risques encourus lors de
leurs déplacements. Parce que certaines maladies ont disparu de nos contrées,
nous n’en mesurons plus la dangerosité et nous négligeons les traitements préventifs. Certains se rendent dans un pays où ils ont vécu et estiment, à tort, qu’ils sont immunisés. D’autres ne prennent pas de précautions parce que rien n’est obligatoire.

Est-il possible de se protéger contre les maladies tropicales ?

Oui, dès lors que l’on prend la peine de s’intéresser au risque potentiel. Une simple
consultation chez son médecin traitant ou une recherche d’informations sur les sites
institutionnels médicaux comme celui de l’Institut Pasteur peut suffire à recueillir suffisamment d’indications pour limiter les risques. Vaccins, traitements médicamenteux mais aussi règles d’hygiène alimentaire permettent de prévenir, en grande partie, les maladies contractées lors d’un voyage.

Vaccins ou médicaments sont-ils réellement efficaces ?

On ne peut avoir la certitude absolue qu’un traitement préventif aura une efficacité
totale, mais il permet de réduire notablement des risques plus graves. Concernant les vaccins, il faut rappeler qu’ils sont exceptionnellement mal tolérés et que toute molécule chimique à visée thérapeutique - même une banale aspirine - peut provoquer des effets indésirables.

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Le B.A.BA du voyageur
• Se laver les mains avant de manger et après être allé aux toilettes (en l’absence
d’eau, utiliser un gel hydroalcoolique).
• Manger uniquement des aliments bien cuits, bien chauds, bien bouillis.
• Eviter les crudités, les laitages non pasteurisés, les glaces artisanales, les fruits frais
non pelés par soi-même.
• Boire uniquement des boissons encapsulées en bouteille.