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Jeune homme hésitant entre plusieurs plaquettes de cachets

Antalgique ou anti-inflammatoire : comment choisir ?

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Prévention
2 min

Pour contrer une douleur ou de la fièvre, le réflexe est souvent de prendre un antalgique. Dans la pharmacie familiale, le choix est pourtant difficile : paracétamol ou anti-inflammatoire ? 
 

Contrer la douleur

Plutôt banal dans le panel de médicaments anti-douleur, le paracétamol a un mode d’action complexe qui fait encore l'objet de recherche. 
Recommandé en première intention, il lutte contre toutes sortes de douleurs faibles à modérées (maux de tête, douleurs dentaires, musculaires, courbatures, etc.) et contre les états fiévreux. Bien toléré en général, il l'est aussi par les femmes enceintes ou allaitantes. 

Son effet antalgique provient de la métabolisation du médicament dans l’organisme : il est transformé par le foie avant de passer dans le sang et dans le système central et le cerveau. C'est en inhibant une enzyme qui active des récepteurs nerveux centraux, qu'il abaisse l'activité de ces récepteurs, entrainant ainsi une diminution de la douleur. Son activité anti-inflammatoire est faible.
Sollicitant fortement le foie, il peut causer des atteintes hépatiques en cas de prises trop importantes. Il est donc recommandé de commencer par une dose de 500 mg, d'espacer les prises de 4 à 6 heures et de ne pas dépasser 3 g par jour.

 

Contrer l'inflammation

L’Ibuprofène est un anti-inflammatoire du type non stéroïdien (AINS). Il a vocation réduire la douleur et la fièvre mais également l'inflammation. Il agit en bloquant la production de prostaglandines, responsables de l’inflammation et de la douleur liée à l'inflammation. Il est efficace notamment contre les règles douloureuses, les migraines, les douleurs musculaires, articulaires...

Le recours à l’Ibuprofène est cependant plus restreint car ses effets secondaires sont plus nombreux que pour le paracétamol. Il est contre-indiqué durant le dernier trimestre de grossesse et les mères allaitantes, contre la varicelle et en cas d'antécédents connus d’ulcères, d’asthme ou d’allergie aux AINS. De plus contre les douleurs de la sphère ORL (oreilles, sinus) ou dentaire, il n'est pas conseillé sans avis médical car son action est susceptible de masquer les signes d’une infection.
 

Composer avec les deux avec précaution

Cette différence d’action entre paracétamol et AINS permet, sous avis médical, de combiner les deux médicaments au cours d’une même journée. à condition toutefois de respecter les doses maximales : pour un adulte, 3 g par jour pour le paracétamol et 1,2 g par jour pour l’Ibuprofène, avec un intervalle de 4 à 6 heures entre les prises. Dans tous les cas, la prise de paracétamol ou d’anti-inflammatoire ne doit pas excéder plus de 3 jours en cas de fièvre et 5 jours en cas de douleur. Au-delà, un avis médical est nécessaire. En cas de doute face au dilemme de l’antalgique et de l’AINS, il est essentiel de consulter la notice ou de demander conseil à un pharmacien ou un médecin. 


 

 

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