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Personne en train de déjeuner à table

Le sucre, un ennemi qui se cache partout

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4 min

Plats préparés, plats surgelés, sauces ou charcuterie... 75 à 80 % des aliments emballés que nous consommons, contiennent du sucre ajouté. Le constat est là : le sucre est omniprésent dans notre alimentation. Or, la consommation excessive de sucre n'est pas sans conséquence, elle est même reconnue comme une véritable calamité pour la santé humaine. Une vigilance permanente est nécessaire pour lui échapper et se préserver de ses excès.
 

Glucides omniprésents

Céréales du petit déjeuner, yaourts, desserts, biscuits, soupes en boîte, mais aussi sauces et plats en sauce… : rien n’échappe à l’ajout de sucre et encore moins les boissons, les sodas et les jus de fruits. Chaque Français consomme en moyenne 35 kg de sucre par an dont 10 kg de sucre naturellement présent dans les aliments bruts, et 25 kg, qui provient du sucre ajouté aux produits alimentaires préparés et commercialisés de manière artisanale ou industrielle.

La consommation journalière moyenne est donc de 100 gr de sucres totaux en France, c'est-à-dire la quantité recommandée.
L'Anses recommande de ne pas consommer plus de 100 g de sucres totaux par jour (hors lactose et galactose) pour les adultes, ce qui correspond aux recommandation de l’OMS de limiter la part de sucre ajouté à moins de 10 % de l’apport énergétique total (soit 50 g pour un apport énergétique de 2000 kcal).

 


 

Contrairement à une idée reçue, le sucre n'est pas seulement présent dans les plats sucrés et les desserts, il est également ajouté quasi systématiquement aux plats salés, au travers des sauces notamment en tant qu'agent gustatif et conservateur. L'Anses note toutefois une diminution progressive du taux de sucre ajouté dans les plats salés. Cependant, dénicher le sucre sur les emballages n'a rien d'évident car le sucre et ses dérivés peuvent être répertoriés sous plus de 52 noms différents : glucose, saccharose, fructose, lactose, galactose, sucre inverti, sirop de glucose, sirop de froment, sirop de malt, mélasse, maltodextrine, xylose, dextrane, amidon modifié… La lecture des emballages en devient fastidieuse. 
 


 

 

Tous dépendants ?

Terrible est le sucre : plus nous en mangeons, plus nous éprouvons l’envie et le besoin d’en manger. Physiquement et psychiquement, une véritable dépendance s’instaure, d’autant plus difficile à combattre que le sucre est présent partout. La dépendance au sucre est liée à la sécrétion d’hormones et de neuro-médiateurs du bien-être et de l’apaisement (sérotonine et dopamine notamment), ainsi qu’à l’augmentation de la glycémie qui produit son effet « coup de boost ».
Pourtant, l’excès de sucre est la cause de graves problèmes de santé, et en premier lieu de surpoids et d’obésité qualifiés de pandémie par l’OMS. Il contribue en effet à la prise de poids et aux maladies qui y sont associées, comme le diabète de type 2, des maladies cardiovasculaires et certains cancers, sans oublier les risques sur la santé bucco-dentaire.
 

La chasse au sucre est lancée !

Alors comment échapper au sucre ? La recette est connue ! Il s'agit avant tout de se déshabituer du goût du sucre mais également de prendre conscience de l'effet de "boost" que provoquent les sucres rapides et ses effets sur l'humeur. 
Pour cela, il faut s'engager dans une reprise en main de son alimentation à chaque occasion qui se présente et notamment lors des courses alimentaires :

Une manière simple mais pas toujours facile à mettre en pratique est :
- de limiter les plats et les aliments déjà préparés et prêt à consommer, 
- de privilégier les aliments bruts et la cuisine maison, 
- de choisir des produits « sans sucre ajouté » ou contenant des sucres peu raffinés tels que le miel ou le sirop d’érable. 

Pour connaitre la teneur en sucre des aliments bruts ou préparés, visitez le répertoire Ciqual 

 

Optez pour des sucres non raffinés

 

 

Le sucre consommé sans excès, n'est cependant pas néfaste pour la santé. Riche en minéraux et oligo-éléments (magnésium, potassium, fer, calcium, phosphore, fer...) et des vitamines B et E, il n'y a pas de raison de s'en passer complétement, on peut donc se faire plaisir en choisissant des bons sucres. 
Le principal à savoir est d'éviter au mieux les sucres raffinés qui sont traités pour qu'il ne reste plus que du saccharose, autrement dit des calories inutiles mais cependant recherchée pour la pâtisserie. C'est le cas du sucre blanc, sucre cristallisé, sucre glace... issus de la canne ou de la betterave à sucre.

Outre le miel, il existe une grande diversité de sucres bruts, peu ou pas raffinés d'un intérêt gustatif et nutritionnel plus grand. 
Les plus courants sont la mélasse, la vergeoise, le rapadura ou le muscavado, le sucre noir (kokuto japonais).
Il existe aussi du sucre sous la forme de sirop d'agaves, d'érable, de yacon (une tubercule du Pérou). 

Pour les becs sucrés qui ne peuvent se passer du goût du sucre, la stévia présente le très grand avantage de sucrer 10 à 15 fois plus que le sucre blanc sans calorie. Cette plante a détrôné l'aspartame comme édulcorant.

Bref, un large choix qui permet de bien choisir et se faire plaisir avec le sucré.
 
 

 

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